Nouvelles de l’Archéologie Algérienne N° 01/2018

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Editorial

Le domaine de la recherche archéologique est riche et complexe ; il est demeuré longtemps
en marge de la vulgarisation et de la diffusion de l’information sur ses réalisations. Il est donc resté limité aux chercheurs et aux initiés. Or la recherche dans cette filière a pris
de l’essor, puisque, aux côtés des institutions archéologiques et muséologiques du  ministère de la culture, l’université s’y est également engagée. Une riche documentation se constitue, notamment dans des périodes qui furent négligées au XIXème siècle et au début du XXème siècle, qu’il devient impératif d’en informer « sommairement » des résultats, en attendant la reparution du Bulletin d’Archéologie algérienne.
Par ailleurs, la recherche archéologique elle-même a évolué ; car la compréhension,
l’interprétation des découvertes ne peuvent être complètes que si l’archéologue ne collabore pas, ne s’associe pas, ne tient pas compte des résultats des recherches dans d’autres disciplines (physique, chimie, géologie, philologie, astrophysique…).
Le titre choisi pour la revue ( Nouvelles de l’Archéologie Algérienne) ainsi que son emblème
entendent signifier cette volonté d’ancrage dans une réalité territoriale et d’ouverture
pluridisciplinaire. Cette revue voudrait être un lieu privilégié de recherche et un carrefour de débats portant sur le patrimoine archéologique et muséologique de l’Algérie antique, médiévale et Ottomane. Elle publie des articles d’auteurs issus de disciplines différentes (archéologie, géologie, géomantique, architecture, anthropologie, histoire, muséologie, philologie…..)
La revue accueille également des dossiers thématiques et des comptes rendus d’ouvrages. Elle publie enfin les contributions des chercheurs permanents du Centre en français et en arabe. Elle voudrait annoncer des travaux en cours et permettre aux jeunes chercheurs auteurs de mémoire ou de thèses d’exposer brièvement les résultats de leurs recherches. Elle se propose aussi de faire écho aux informations qui concernent la discipline et qui lui seraient communiquées : colloques, expositions, conférences, revues nouvelles.
C’est un contenu varié qu’offre ainsi le premier numéro de NAA. Dans un premier temps, la
périodicité retenue pour NAA est annuelle ; l’avenir montrera s’il est souhaitable de faire davantage.
Nous nous appuyons sur un comité scientifique prestigieux reflétant la diversité d’approches que nous revendiquons et sur un comité éditorial prêt à s’investir matériellement dans le travail collectif. Le comité scientifique de la revue se compose de personnalités hautement qualifiées et experts dans une ou plusieurs des disciplines relatives aux sciences du patrimoine ou pertinentes pour ce domaine. Leur mandat est de 3 ans, il n’est pas renouvelable. Les membres du CS de la revue sont indépendants et doivent respecter les règles de confidentialité. Le comité éditorial est constitué par un panel de chercheurs externes issus du conseil scientifique du CNRA.
Chaque article reçu sera envoyé à, au moins, deux lecteurs différents, sous forme anonyme.
Ils seront invités à donner un avis détaillé. Si des lecteurs se trouvent d’accord pour une
publication, celle-ci s’effectuera. S’il y a divergences d’opinions, l’article sera renvoyé à son
auteur accompagné de commentaires (anonymes) du comité éditorial.
Puisse l’ensemble des articles publiés dans ce premier numéro contribuer au progrès des études archéologiques en Algérie et au plaisir de nombreux lecteurs.
Toufik Hamoum Directeur du CNRA
Sabah Ferdi Rédactrice en chef pour ce numéro