La chapelle de Santa Cruz est une chapelle d’Oran, construite sur l’Aïdour en contrebas du fort de Santa-Cruz, qui signifie Sainte Croix. Elle relève du diocèse d’Oran.

Une petite chapelle exposant une statue de la Vierge Marie est construite en 1850, après la terrible épidémie de choléra de 1849 qui avait fait plusieurs centaines de victimes par jour. Elle est dédiée à Notre-Dame du Salut. Elle est rebâtie en 1851, à la suite de l’effondrement de la voûte. Mgr Callot, premier évêque d’Oran (1867-1875), est désireux de construire une église plus digne que ce petit oratoire. Mais au lendemain des désastres de 1870, il ne peut réaliser que le clocher dont la première pierre est posée 10 février 1873, et une statue de la Vierge, réplique de celle de Notre-Dame de Fourvière à Lyon, est installée sur la tour le 6 décembre de la même année. La cloche de la tour, d’un poids, de 1 178 kg, et coulée dans les ateliers Burdin de Lyon, est installée le 4 juillet 1874.

En 1950, s’ouvre le chantier du projet de l’architecte Lesaint, prévoyant un cloître et une petite basilique romane à dôme légèrement écrasé, en présence de Mgr Roncalli, nonce apostolique, et futur pape Jean XXIII. Ce projet, agréé par la Marine nationale, en remplaçait un plus grandiose et écrasant qui avait été imaginé par l’évêque d’Oran Mgr Durand en 1942. L’amirauté s’était formellement opposée à ce premier projet qui défigurait le profil de la colline.

L’ancienne chapelle au pied du clocher est démolie en 1951 au début des travaux de construction du cloître, qui se terminent en 1956. Le dimanche 3 mai 1959, l’évêque d’Oran Bertrand Lacaste bénit solennellement la première pierre de la basilique ; c’était une stèle chrétienne antique provenant d’Albulae (Aïn Témouchent). La « basilique » est terminée début novembre de la même année, et vouée au culte le 8 novembre 1959.

Depuis son inauguration, il y a plus d’un siècle et demi, « Notre-Dame du Salut », appelée aussi « la vierge de l’Oranie », attire de nombreux fidèles et curieux, en remerciement de son intercession dans l’arrêt de l’épidémie de choléra de 1849 ou pour lui demander la réalisation de leurs vœux. Le site offre une vue remarquable sur la baie et la ville d’Oran à l’est, et sur la rade de Mers el-Kébir au nord-ouest.

La chapelle est classée monument national le 17 décembre 2008.