La plus célèbre des épitaphes, rédigée par le défunt de son vivant, était celle de l’orfèvre Praecilius. Son caveau, creusé dans le roc, au pied de la tour romaine appelée Bordj Assous, a été trouvé le 15 avril 1855. Le texte en latin traduit par P-E Bache donne :

« Ici, moi qui suis muet, par cette inscription je raconte, ayant joui d’une existence à découvert, ma naissance (ma vie) jusqu’à mes derniers jours. (Ayant nom) Praecilius, domicilié à Cirta (Constantine), j’ai exercé la profession d’argentier (bijoutier ? Orfèvre ? Changeur ? Banquier ?). La confiance en moi fut toujours très grande et ma véracité a été communément à tous. Moi, à qui la gaieté n’a pas fait défaut en toute occasion, j’ai toujours joui abondamment de tous les plaisirs, avec d’excellents amis. Telle ne fut plus ma conduite après la mort de la pudique dame Valeriae ; quand je l’ai pu j’ai mené une existence agréable et sainte avec épouse. Mon anniversaire, je l’ai célébré cent fois honorablement et heureusement. Mais vint le jour suprême, celui où la vie (dut) abandonner mon corps épuisé. L’épitaphe que tu lis, vivant, je l’ai préparée pour (après) ma mort. Comme l’a décidé le destin, qui ne m’a lui-même jamais abandonné, vous me suivrez, (mes) semblables. Ici je vous attends. Venez. »