L’activité de l’UPS Archéovision – l’usage de la numérisation et modélisation 3D au service du patrimoine
L’activité de l’UPS Archéovision – l’usage de la numérisation et modélisation 3D au service du patrimoine

Résumé

La plate-forme technologique 3D Archéovision est une Unité Propre de Service du CNRS, elle dépend de l’Institut National des Sciences Humaines et Sociales. Basée à l’Archéopôle d’Aquitaine, l’UPS dispose d’un centre de réalité virtuelle de 100 places ; d’un plateau de production 3D ; de deux scanners laser 3D ; d’un ensemble d’objectifs et de boitiers de prise de vues numériques ainsi que des espaces serveurs dans le cluster web du TGE Adonis et d’un accès permanent aux clusters du centre de calcul d’IN2P3 et du Méso-centre MCIA de Bordeaux 1. Une cellule de transfert Archéotransfert est adossée à l’UPS Archéovision par convention et est gérée par l’Adéra.

Les missions principales de cette UPS sont de 3 ordres :
la conservation des données 3D SHS
Les données 3D sont encore volatiles. De trop nombreuses opérations d’acquisition 3D (scannographie 3D) ou de valorisation du patrimoine (réalisation de modèles 3D) ont produit des fichiers numériques 3D aujourd’hui disparus où difficiles d’accès.
Notre action principale est de sensibiliser les porteurs de projet 3D à prendre en compte l’aspect sauvegarde et pérennisation des données. Dans le cas des projets développés dans l’environnement d’Archéovision, nous faisons le nécessaire pour le compte de nos différents partenaires et les données 3D sont insérées dans nos espaces de stockage (TGE Adonis – ccIN2P3). Nous recevons également toutes données 3D SHS que l’on nous confie en dépôt volontaire.
Aide aux porteurs de projet SHS L’UPS 3551 ARCHEOVISION répond aux sollicitations des porteurs de projets souhaitant intégrer une dimension 3D dans leur recherche. Les demandes d’expertises sont de plus en plus nombreuses.
C’est par le dialogue entre porteurs de projet et l’UPS que se mettent en place les collaborations, partenariats ou prestations. L’éventail des demandeurs s’étend depuis le doctorant souhaitant intégrer une composante 3D dans sa recherche jusqu’au chercheur expérimenté souhaitant soumettre un projet, en passant par les collectivités territoriales souhaitant valoriser un bien patrimonial tout en respectant une déontologie scientifique pour l’élaboration des modèles 3D.
Recherches et développements L’UPS 3551 ARCHEOVISION intervient dans des projets de recherches pluridisciplinaires où elle joue le rôle d’interface entre les acteurs de l’innovation technologique et les chercheurs en SHS. Un des résultats consiste en la mise à disposition des chercheurs d’outil performant qui les aident à atteindre des objectifs scientifiques nouveaux.

Biographie

Robert Vergnieux est ingénieur de Recherche au CNRS, égyptologue et directeur de l’UPS ARCHEOVISION (CNRS n°3551). Entré au CNRS en 1983, il a été l’un des pionniers intégrant l’usage de l’informatique dans la recherche en SHS. Après un début de carrière en 1993, passé en Égypte comme directeur administratif adjoint du Centre Franco-Egyptien de Karnak, il a mis en place une plate forme technologique au service des SHS sur le Campus de Bordeaux. Reconnues depuis janvier 2012 par la direction de l’INSHS (CNRS) et par le TGE Adonis, cette plate forme 3D est devenue une Unité Propre de Service du CNRS, qu’il dirige. En 2005, R. Vergnieux a fondé une cellule de transfert spécialisée en 3D (Archéotransfert) qui est adossée au laboratoire. Son équipe est actuellement porteuse de plusieurs projets de recherche.
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