Imagerie géoradar en archéologie et en hydrogéologie
Imagerie géoradar en archéologie et en hydrogéologie

Résumé

Le géoradar (Ground Penetrating Radar, GPR) est une méthode de prospection géophysique fondée sur l’analyse de la propagation, de la réflexion et de la diffraction des ondes électromagnétiques (EM) hautes fréquences. Il est aujourd’hui largement utilisé pour l’étude de la subsurface, à des profondeurs allant de 2 à 50 m. Les applications du géoradar sont multiples : archéologie, hydrogéologie, géologie, génie civil (étude des cavités), détection des objets enfouis, environnement des sols, etc..
Compte tenu de la sensibilité des ondes électromagnétiques à la présence d’eau (douce ou polluée), le géoradar peut également servir pour imager les fractures d’eau qui guident la migration des fluides ou encore reconnaître la profondeur de la nappe phréatique en hydrologie.
Le géoradar peut aussi être utilisé dans le cadre de l’évaluation des risque sismiques pour identifier les accidents tectoniques masqués par les sols et/ou le couvert végétal. Ces dix dernières années, le géoradar est devenu la méthode géophysique principale des études archéologiques.
Après une brève introduction de la propagation et de la réflexion des ondes électromagnétiques (EM) et des principes d’acquisition de la méthode géoradar, il sera question de présenter quelques applications en archéologie et en hydrologie.

Biographie

Maksim Bana est maître de conférences depuis 1995 à l’université de Strasbourg (EaST, UMR 7516 de l’institut de physique du globe de Strasbourg) rattaché à la section 18 du CNRS : Terres et Planètes Telluriques : structure, histoire, modèles. Ses recherches se focalisent dans le domaine de l’imagerie et de la modélisation de l’intérieur de la terre par les ondes sismiques et électromagnétiques ( les ondes radar).
Il enseigne également à l’EaST le traitement du signal, la sismique, l’électromagnétisme, l’hydro géophysique
et la géophysique de terrain. De 2003 à 2008, il est membre de la commission des spécialistes et de l’enseignement de l’EaST. De 2005 à 2008, il est responsable de l’équipe de « proche surface » au sein de l’UMR 7516.
Il est éditeur associé du journal « Geophysics » depuis 2004 et a publié divers travaux dans des revues scientifiques internationales.
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