L’archéologie du paysage et les établissements dans les zones sismiques
L’archéologie du paysage et les établissements dans les zones sismiques

Résumé

L’archéologie du paysage est basée sur la recherche multidisciplinaire qui se compose de plusieurs disciplines visant à comprendre le rapport entre l’homme et son environnement, les causes qui portent à façonner l’espace naturel, d’où la création d’un « paysage », la reconstruction des paysages anciens pour mieux comprendre le contexte archéologique dans son intégralité, et les marqueurs géo-écologiques pour identifier de nouveaux gisements archéologiques, en particulier en ce qui concerne les contextes préhistoriques. Le paysage est un produit social, basé sur l’interaction des éléments qui le composent, tels que naturel (Géo..) et anthropique. Le paysage est en constante évolution. Parmi les facteurs qui influencent le changement, il y a des exigences économiques (ex : les chemins routiers), militaires (ex : les fortifications), religieuses (ex : les sanctuaires, les cimetières, etc.), de résilience sociale pour faire face aux risques naturels, etc. Quant à l’archéosismologie, les résultats obtenus à partir de l’analyse du paysage jettent des bases solides et réalistes pour affiner la méthode de l’approche analytique pour les sites situés dans des zones sismiques. Le cas du site archéologique de Sélinonte (VIIe siècle avant J.-C.), cité de Sicile fondée par les colons mégariens (Mégara Hyblaea au nord de Syracuse) de la Grande Grèce (Magna Graecia), est un exemple frappant. La prospection de surface archéosismique conduite en 2008 et limitée aux fortifications nord de l’Acropole a produit de très bons résultats concernant les destructions causée par les tremblements de terre qui ont eu lieu dans un arc temporel très dilaté (Ve siècle avant J.-C.- 1968 A. D. et suivant).

Biographie

Maria Illaria PANNACIONE APA est éthnoarchéologue, vulcanologue et spécialiste des paysages culturels dans les zones sismiques.
Elle occupe la fonction de chercheur à l’Institut national de géophysique et de vulcanologie de Rome, CNT (Centre national des séismes) et est chef de projets européens de vulcanologie et risques sismiques. Elle est également membre de l’Association nationale italienne des éthno-archéologues (AIE).
Elle a dirigé plusieurs chantiers de fouilles en Italie, au Pérou, au Népal, en Turquie et en Espagne.
Depuis 1990, elle a produit de nombreux ouvrages et rapports, publiés dans des revues internationales. Maria Pannacione maîtrise plusieurs langues (français, allemand, anglais, espagnol) et dialectes sud-américains.
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